mercredi 15 décembre 2010

« L’ÉGALITÉ RÉELLE », La nouvelle suppercherie du PS.

Avec  son  projet  sur  « l’égalité  réelle »,  le  PS  de Martine  Aubry  et  Benoît  Hamon montre son vrai visage, celui d’un parti gauchiste et archaïque !

On attendait depuis longtemps les propositions du PS, on en a pour nos impôts, mais il faut  reconnaître  que  la  collection  2010  ressemble  beaucoup  à  celles  des  années précédentes :  dans  l’esprit  c’est  1936,  avec  le  retour  en  force  des  promesses  les  plus folles et dans la méthode c’est 1981 avec les 110 propositions ! 

Tous  les  classiques  du  vieux  socialisme  y  sont :  les  vœux  pieux,  les  promesses  non financées,  les dépenses publiques nouvelles,  les hausses d’impôts,  les contraintes sur  les collectivités et les entreprises… Et surtout aucun chiffrage en 40 pages ! 

Une  succession  désordonnée  de  vœux  pieux,  de  promesses  intenables  et  de nouvelles allocations, sans financement et sans propositions concrètes : 

Des  vœux  pieux :  diviser  par  2  les  écarts  de  salaires  hommes  femmes,  tripler  le nombre  d’enfants  accueillis  dans  les  structures  collectives  (crèches…),  créer  un statut  social  pour  les  jeunes,  réduire  de  2/3  le  nombre  de  sans-abris  (pourquoi seulement 2/3, d’ailleurs ?),  faire en sorte que plus personne ne soit contraint de consacrer plus de 25% de  son budget à  son  logement,  instaurer un prix  très bas
pour  la  consommation  d’eau,  plafonner  à  1  euro  le  coût  de  chaque  trajet logement/travail… 

Une pluie de nouvelles allocations : une aide au départ en vacances de 200 euros minimum  pour  les  mineurs  qui  ne  partent  jamais,  une  allocation  d’autonomie pour les étudiants, une aide à la recherche du premier emploi, 

Une  avalanche  de  nouveaux  impôts :  majorer  les  cotisations  patronales  pour  les temps partiels, rétablir les droits de succession à leur niveau antérieur à 2007, élargir la base de la fiscalité du patrimoine, créer un nouvel impôt local pour remplacer la TP…

Des  contraintes  qui  risquent  d’étouffer  les  collectivités,  l’économie  et  l’initiative individuelle :  une  loi  SRU  sur  les  crèches,  un  durcissement  de  la  loi  SRU  sur  les logements  sociaux  (passage  à  un  seuil  de  25%),  suppression  des  grandes  écoles, entraves à la libre installation des médecins généralistes, une pluie de pénalités contre les entreprises, les partis politiques, les collectivités…

Bref, quand on  fait  la somme de  tout cela, on a un projet  totalement démagogique et complètement irréaliste !
Totalement démagogique :  le PS  surfe  sur  la  crise et  les difficultés des  Français en  leur faisant miroiter des solutions miracles à coup de nouvelles allocations !  L’assistanat ne peut pas être une  solution durable, la première cellule de solidarité, c’est la famille, la clé de l’autonomie, c’est le travail…

Qui peut être contre une aide aux enfants défavorisés ? Personne, simplement,  la  seule chose qui manque, c’est comment on fait et combien ça coûte !  Les solutions du PS ne sont ni financées, ni réalistes et donc pas crédibles ! 
Totalement  irréaliste :  le projet du PS n’est absolument pas  financé ! Alors,  comme  ils ne l’ont pas chiffré, il faut  le faire pour eux ! 
Quelques exemples :
200 € pour permettre à 3 millions de mineurs de partir en vacances = 600 M€/an ; 
Le  plafonnement  à  1  €  du  trajet  domicile/travail  pour  15 millions  de  personnes  =  2 milliards €/an ; 
Le « droit universel à la dépendance » assis sur la solidarité nationale = 30 milliards€ en 2030 ; 
 
Il  faudra maintenant  que le PS  explique où il trouve l’argent !  Le  PS  oublie trop souvent qu’avant de partager la richesse, il faut la créer !

Finalement,  la  seule  chose  qui  unit  encore  un  PS  déchiré  par  les  ambitions personnelles, c’est la haine irraisonnée et viscérale de Nicolas Sarkozy.
Ils avaient tenté de nous faire croire à leur unité retrouvée lors de leurs universités d’été, mais nous avons bien vu que dès qu’ils  rentrent dans  les propositions concrètes,  ils ne sont d’accord sur rien !

Et  les déchirements auxquels nous avons assisté proviennent uniquement du  fait que le PS français n’a toujours pas fait son aggiornamento, les socialistes n’ont pas crevé leurs abcès idéologiques. 
Du coup,  les divisions apparaissent au grand jour dès qu’ils tentent de dépasser leur seul rejet du Président :

- d’un  côté,  les modernes  qui  rêvent  d’un  parti  socialiste  réformiste,  responsable  et crédible, à l’image de ce qui existe en Allemagne, en Espagne, en Grande-Bretagne…  

- de  l’autre,  les archéos, avec Benoît Hamon en digne  successeur d’Henri Emmanuelli, qui appelle à cogérer le pays avec les syndicats, à multiplier les dépenses… Ceux-là ne se comparent qu’à Besancenot et maintenant Mélenchon… et comparent  la France à celle de 1981 voire même de 1936…

Et  finalement ce projet sur « l’égalité réelle » porté par  le tandem Hamon-Aubry, ce sont encore les socialistes qui en ont le mieux  parlé !

N’oublions pas les mots qu’ils ont eus :  « totalement  irréaliste »,  « pas  raisonnable  de signer un chèque en blanc », « calendrier irréaliste », « ambiguïté », « manque de clarté et de  crédibilité »,  « hotte  du  père  Noël »,  « catalogue  sans  chiffrage ni  hiérarchie», « mélenchonisation des esprits »…

Dans le détail et en live :

Pour François Rebsamen, « il va falloir, pour être un parti de gouvernement, un parti crédible aux yeux des Français, hiérarchiser nos priorités, ce que  le  texte ne  fait pas. Les propositions sont là, mais il faut les ordonner »

Pour Manuel  Valls,  « il manque  le  chiffrage,  il manque  la  base  essentielle ».  « La volonté des Français de se révolter contre le président de la République ne peut trouver une  réponse  que  si  la  gauche,  si  les  socialistes  présentent  un  projet  crédible  qui corresponde  réellement à  l'état économique et  financier du pays ». « On  fait  l’inverse de ce qu’il fallait faire ».

Résultat :  comme  une  partie  du  PS,  les  Français  pensent  que  l’opposition  n’est  pas crédible !  Selon  le  dernier  sondage  IFOP  pour  Paris Match,  ils  sont  62%  à  penser  que l’opposition ne ferait pas mieux que la majorité si elle était au pouvoir…