Il y a 10 ans environ, les communes de Ferrières, Le Gué, Benon et Anais se réunissaient pour créer le SIVOS et regrouper leurs moyens pour la gestion et la pérennité des écoles des 4 communes. Il est un fait qu'il y a 10 ans c'était une sage mesure car, si cela n'avait pas été fait, il n'est pas certain que les villages auraient pu conserver leurs écoles.
Les temps ont changé. Ils sont devenus plus durs pour tout le monde. La crise perdure et perdurera, en étant optimiste, encore deux ans. Fin 2011 nous devrions voir le bout du tunnel.
Lorsqu'on analyse, aujourd'hui, la position du SIVOS par rapport à celle des communes et plus particulièrement celle de Ferrières, un seul constat :
Le SIVOS est devenu un véritable gouffre financier intenable et n'ayons pas peur de le dire, géré par un président de façon totalement irresponsable. D'ailleurs sous la présidence précédente, ce n'était pas mieux !
Forcé de constater qu'aucun effort n'est réalisé. Le SIVOS vit au dessus de ses moyens et surtout au dessus des moyens des communes.
D'un point de vue financier, un enfant scolarisé aujourd'hui, revient à plus de 1700 euros par an. Dans d'autres communes, non loin de nous, cela ne dépasse pas les 1000 euros.
Et quand on alerte le président à ce sujet, la réponse est toujours la même " On ne peut pas faire autrement".
Je dis que l'on peut toujours faire autrement quand on en a le courage et la volonté !
La part de Ferrières versée au SIVOS sera cette année 2010 de plus de 119 000 euros (En augmentation de 15% par rapport à l'année dernière) soit largement au dessus du montant des impôts directs payés par nos administrés. Cela était déjà vrai l'année dernière, c'est encore plus vrai cette année et je dirai même dangereux pour l'avenir de notre commune.
Il y a plus d'un an, j'indiquais en Conseil Municipal qu'il fallait étudier très sérieusement notre sortie du SIVOS afin de retrouver une maitrise totale et sérieuse de la gestion de notre école. Et d'autres l'avaient fait avant moi. Le temps est largement venu.
J'ai donc commencé à mettre les chiffres bout à bout et je peux dès maintenant indiquer que la sortie doit être envisagée dès cette année. Il reste encore du travail pour affiner les chiffres et les confirmer, mais avec des finances maitrisées nous serions capable de faire de substantielles économies même en ouvrant une ou deux classes supplémentaires sur Ferrières. (CP et CE1).
Au budget 2010 et poussée par le Président André Rabillet (on comprend pourquoi), il est prévu la rénovation et l'agrandissement de l'école de Benon.
A mon sens, aujourd'hui, il serait très dangereux pour Ferrières et les autres communes de se lancer par l'intermédiaire du SIVOS dans ce projet avec un coût d'investissement de plus de 990 000 euros. et un emprunt de plus de 336 000 euros sur 15 ans, le reste étant payé par d'hypothétiques subventions.
A se demander si le président du SIVOS n'a pas oublié que nous étions en pleine crise.
On connait à l'heure actuelle les coupes franches qui sont effectués dans les budgets par les pouvoirs publics et les subventions qui se réduisent comme peau de chagrin.
Certain vont s'empresser d'indiquer que nous avons voté à l'unanimité le budget du SIVOS et donc cet investissement. Certes, je ne le nie pas mais nous n'avions pas encore connaissance du budget de Ferrières. D'autres encore vont mettre en avant le fait que Ferrières a eu son école (neuve) grâce au SIVOS et que les autres communes doivent aussi avoir la leur. Je dis non, n'oublions pas que chaque commune profite aussi de l'école de Ferrières. Et les temps ont changé.
Le budget du SIVOS, arrivé trop tardivement, une fois de plus, est voté avant celui de notre commune. Il nous faut donc connaitre en premier lieu la participation de Ferrières dans le SIVOS avant d'établir le budget définitif de notre commune. Et c'est seulement à partir de là que nous pouvons dire si nous pouvons suivre ou non.
Je sais que le maire du Gué d'Alleré, Jean François CRETET, pour en avoir discuter sérieusement avec lui, est sur la même longueur d'onde et envisage également d'étudier pour sa commune, la sortie du SIVOS.
La responsabilité repose maintenant sur le Conseil Municipal, continuons nous au sein du SIVOS ? Il y a urgence à prendre une direction claire.
Lançons une étude officielle de sortie du SIVOS. Des projections et simulations financières pourront nous aider à prendre une décision définitive. Je souhaite que cette question soit débattue lors de la prochaine réunion du Conseil Municipal.
Avant tout autre chose je pense à nos administrés et à l'avenir de notre commune. Je n'accepterai pas que l'on mette en danger notre commune au profit d'autres.